25 mars 2011
16 %: c’est le faible pourcentage de femmes qu’on retrouve sur les conseils d’administration des entreprises privées canadiennes. Elles sont également sous-représentées dans presque toutes les sphères du pouvoir, avec à peine 30% dans les postes de juges ou en politique. Malgré tout le chemin parcouru par les femmes sur le marché du travail, il semble qu’elles continuent de se buter à un «plafond de verre». Huis Clos demande à ses jurés s’il est préférable de laisser les femmes gagner leur place grâce à leur détermination ou s’il faut au contraire forcer leurs collègues masculins à les accepter parmi eux.
En début d'émission, trois personnes s'opposent à des mesures de parité homme-femme et quatre sont en faveur. Deux visions s’affrontent: d’un côté, ceux qui veulent donner un coup de pouce aux femmes pour qu’elles prennent leur place, de l’autre, ceux qui souhaitent qu’elles montent en grade grâce à leurs compétences, peu importe le temps que ça prendra. Tous resteront sur leur position.
Pour
Contre
Marc-Antoine Cloutier
Saint-Constant
Étudiant en droit
Ruba Ghazal
Montréal
Conseillère en environnement
Stéphanie Godin
Pierrefonds
Enseignante au secondaire
Frédéric Plamondon
Alma
Enseignant en philosophie
Marie-Pier Farmer
Montréal
Adjointe de direction média
Alexandre Beaudoin
Saint-Bruno
Directeur financier automobile
Sara Gilbert
Montréal
Consultante en affaires
Pour
Contre
Isabelle Hudon
Présidente de la Financière Sun Life Québec
À partir de son expérience personnelle, elle parle de la difficulté pour les femmes de se tailler une place dans un monde d'hommes. Malgré tout, elle est réticente à l'idée d'imposer des quotas dans le secteur privé.
Esther Lapointe
Directrice du Groupe femmes, politique et démocratie
Elle explique qu'il y a encore une forte résistance à une parité imposée dans le milieu des affaires au Québec, comme c'est le cas dans la majorité des pays occidentaux, mais que certains pays européens l'ont fait et que les effets sont positifs.
Claudette Carbonneau
Présidente de la Confédération des syndicats nationaux
Selon elle, il faut un peu forcer la nature pour que le milieu des affaires et le monde politique réalisent que les femmes constituent un atout majeur dans les postes de pouvoir.
Me Suzanne Côté
Associée chez Osler, Haskin & Harcourt
Elle estime que les femmes doivent prendre du galon grâce à leur compétence et non pas en utilisant la discrimination positive et les quotas.